Si
vous traversez Ligny en voiture, vous m’y remarquer rien de bien spécial;
Sis aux confins du Namurois, à deux pas du Hainaut et tout proche du Brabant-Wallon,
c’est villages comme beaucoup d’autres de la région. Une église vers laquelle
converge des rues étroites avec leurs maisons de briques rousses et de pierres
grises que le temps a platinée, l’une ou l’autre ferme, à l’écart derniere
un rideau de peupliers. Mais si vous êtes féru d’histoire, vous serez sûrement
intéressés par la bataille qui s’y déroula le 16 juin 1815, deux jours avant
celle de Waterloo. En parcourant le champ de bataille, sans doute, seriez-vous
surpris par son étendue et par l’aspect des lieux qui n’ont guère subi de modifications
importantes depuis le siècle dernier. vous pourrez ainsi plus aisément vous
représenter ce que furent ses combats qui opposèrent 900 000 Prussiens à 65 000
Français,... Et il n’est pas impossible que vous rencontriez un descendant
de ces « grognards » de légende, occupé à bichonner un fusil d’un autre âge
en vue d’une prochaine parade commémorative.
Chronologie de la bataille
Dès son retour de l’île d’Elbe. Napoléon adresse
le 4 avril 1815, une lettre aux souverains des puissances alliées leur offrant
la paix. Son offre est repoussée. La guerre de vient inévitable !
Les armées alliées s’apprêtent à envahir la France. L’Empereur decide de se porter à leur
rencontre, de diviser leurs forces et de les battre séparément. Il quitte Paris
le 12 juin et le 14, rejoint l’armée à Beaumont. Le lendemain, il est à Charleroi,
les premières escarmouches ont lieu contre l’arrière garde prussienne. Il scinde
ses forces en deux colonnes : celle de gauche commandée par le maréchal Ney prend
la direction de Bruxelles, via Gosselies; celle de droite, sous les ordres du
maréchal Soult, s’engager vers Fleurus; elle sera suivie par l’Empereur en personne,à la
tête de sa garde.
L’intention de Napoléon et de couper toute communication entre les armées
anglaise et prussienne, avec pour objectif la prise de Bruxelles. Blücher à installer
son quartier général au presbytère de Sombreffe et à disposer ses troupes
(90 000
hommes) sur une ligne allant de Saint-Amand à Balâtre et épousant le cours
du ruisseau. Ziethen occupe Ligny avec 30 000 hommes. Le matin du 16 juin,
Blûcher
et Wellington se rencontrent sur les hauteurs de Brye afin de s’accorder
sur une stratégie commune. Napoléon et sa garde arrivent à Fleurus, vers
midi. Du Haut du moulin Naveau, l’Empereur découvre le dispositif Prussiens.
Les différents
corps de l’armée française gagnent leurs positions, le 3e corps de Vandamme, à gauche,
face à Saint-Amand, le 4e corps de Gérard, au centre devant Ligny, la cavalerie
de Grouchy, à droite vers Tongrinne et Balâtre, la garde étant tenu en réserve
près du cimetière de Fleurus... 65 000 hommes attentent le signal de l’attaque.
15
heures:
Le 3e corps de Vandamme appuyé par la division
Girard se lance le premier, à l’assaut des positions prussiennes de Saint-Amand
défendues par Jagow. Le village est enlevé, mais les prussiennes le reprennent
en partie, Girard prolonger l’attaque sur le flan gauche et s’empare du hameau
et de La Haye, alors que l’artillerie française ouvre la porte vers Brye. Mais
Blucher réagit et lance Pirch II sur La Haye qui est repris par les troupes.
Les prussiens insistent : leur cavalerie pousse vers Wagnelée et enlève la
position. une 3e attaque sur Saint-Amand réussit et le village est repris par
les hommes de Blücher qui s’y maintiennent. C’est alors que Girard relancent
l’assaut, mais il tombe, mortellement blessé, l’Empereur le fera Duc de
Ligny. Les divisions du 3e corps de Vandamme sont tenues en échec et reculent; tandis
que, à Wagnelée, Domon repousse la cavalerie prussienne. A Ligny, peu après
15 heures, la division Pécheux, du 4e corps de Gérard se forme en colonnes
et attaque le village défendu par les divisions du comte Henckel. L’assaut échoue.
Gérard renforce son artillerie, lance une nouvelle attaque et prend pied
sur la rive droite de de la ligne ( la ligne
est un cours d’eau ). Deux contre-attaques
prussiennes sont repoussés mais finalement, Henckel reprend pied sur cette rive. Le général
français Lecapitaine est tué dans l’attaque du château. Gérard lance ses dernières
réserves: 18 bataillons français sont aux prises avec 18 bataillons prussiens.
Le village est en feu. Les combats en corps à corps atteignent une violence
de inouïe. A Tongrinne, Grouchy attaque la gauche prussienne occupée par Thielmann
et l’empêche de manoeuvrer.
Vers 16 heures:
la division Hulot attaque Tongrenelle, mais est repoussée. Une heure plus tard, les cavaliers
de Pajol s’emparent
de Boignée et de Balâtre.
17 heures:
Les réserves sont engagées de part et d’autre.
A Saint-Amand, Pirch II est bloqué à La Haye. Vandamme occupe Saint-Amand ,
le Hameau et Wagnelée. A Ligny Gérard a repris la rive droite de la ligne,
mis le château, l’église et la rive gauche sont toujours aux mains des Prussiens.
Napoléon se propose d’en finir; mais l’apparition d’une troupe non identifiée,
sur sa gauche, retarde l’assaut final.
18 heures:
A Ligny, Gérard s’est emparé du château et de l’église,
mais à six reprises, les Prussiens attaques est finalement rejette les français
hors du village. A saint-Amand, Blücher, en personne, mène de l’attaque sur
le village et le reprenant de mêmes que La Haye. Duchesne et sa jeune Garde
se portent au secours du 3e corps et enlève Le Hameau à la baïonnette. A Tongrinne,
l’aile gauche prussienne et culbutée par les dragons français. Blücher, en
présence des hésitations de l’Empereur, va tenter d’enfoncer la gauche française
fortement affaiblie et de prendre Ligny, a revers.Il
rassemble ses réserves et dégarnit son centre. Entre-temps la troupe
suspecte à été identifié; il s’agit du 1e corps d’Erlon qui devait appuyer
Ney aux quatre bras.
19 heures: Napoléon relance ces ordres d’attaque. il
se porte sur Ligny, à la tête de la Vieille Garde et aborde le village
par l’est. Le 6e corps de Lobau arrive de Charleroi et fort de 10 000
hommes appuie le mouvement. Les divisions prussiennes sont enfoncées
et rejetées vers Brye. Un violent orage à éclater et contrarie l’avance
française. Toutefois Blücher espère toujours. Il lance de ses Ulans noir
sur Ligny. Ils sont repoussés. À trois reprises sa cavalerie est culbutée.
Il prend alors la tête du 6e Ulans et le porte contre les cuirassiers
de Milhaud. Dans cette ultime charge, son cheval et tué sous lui si et
c’est par miracle qu’il écharpe au dragon français, à la faveur de l’obscurité.
Sur les hauteurs de Brye, les cuirassiés de Delort et les dragons de
la Garde chargent les dernières troupes prussiennes.
Vers 21 heures:
Le 6e corps français traverse Ligny et se porte en première ligne face à Sombreffe
et à Brye ou l’arrière-garde de prussienne passera la nuit.
La victoire française est assurée... Et c’est à Ligny que retentiront,
pour la première fois, les accents de « la victoire est à nous ».
Vers 23 heures:
L’Empereur, fatigué, rejoint son quartier général à Fleurus. Le lendemain,
il perdra beaucoup de temps et sans doute le bénéfice de de sa victoire,
car il n’a pu, comme il l’espérait éloigner les Prussiens des Anglais.
Marche du 11 mai 2008, Mémorial José-Luis VALLEJO-PRIETO
Marche du 27 et 28 novembre 2008, Bataille de LIGNY 16 juin 1815
Qui était José-Luis VALLEJO-PRIETO
Historique de la Bataille de LIGNY